la voie vers un intérieur de salon dynamisant
Een nieuw saloninterieur genereert frisse energie voor jezelf, klanten en personeel maar brengt ook kosten met zich mee. Wie bezint voor hij begint, haalt het maximum uit zijn investering. Michèle Mulder, sales agent voor Benelux van Salon Ambience en Luca Rossini en Isabelle De Waele, zaakvoerder van Interlook Design helpen u op weg naar een vitaminerijk interieur.
Texte Anja Van Der Borght
Quelles tendances observez-vous en termes d’aménagements ?
MM : « Actuellement, nous observons deux types de clients. D’une part, ceux qui se concentrent sur le prix et optent donc pour le remplacement d’un fauteuil ou d’un bacde lavage. D’autre part, il y a un groupe de plus en plus important qui recherche la qualité et veut créer une « expérience » dans le salon de coiffure. En outre, nous remarquons également de nombreux petits salons avec des concepts paisibles, sans couleurs trop extravagantes, mais avec beaucoup de noir, de bordeaux et de tons marron/beige. »
IDW : « Les coiffeurs d’aujourd’hui recherchent une ambiance chaleureuse. Leur salon de coiffure est le prolongement de leur espace de vie. C’est pourquoi ils optent pour des couleurs chaudes, comme les tons de terre. Nous venons d’une époque où il n’y avait pratiquement pas de couleur dans le paysage urbain et à présent, la couleur revient, des tons verts profonds aux tons bleus en passant par les rouges profonds et les oranges chauds. Des teintes prononcées. Et cela fait a un effet sur les gens. En effet, les couleurs ont un impact direct sur la façon dont nous nous sentons. En outre, nous remarquons de nombreux matériaux distincts et naturels tels que le bois, le marbre… Le noir, le doré et le marbre se combinent à merveille. Pensez à un look marbre blanc avec des accents dorés et des détails noirs ici et là. Pas trop, mais juste ce qu’il faut pour rendre l’endroit accueillant. Les coiffeurs recherchent également des contrastes prononcés. »
Pouvez-vous en donner quelques exemples ?
IDW : « Pensez, par exemple, au style champêtre épuré. Ce style est souvent associé à un aspect plus doux, mais si vous le combinez avec des éléments épurés tels que des cloisons en acier ou une façade en acier, vous obtenez un joli contraste. C’est chaleureux, mais avec une touche de modernité. »

Les matériaux naturels sont-ils encore tendance ?
IDW : « Les matériaux naturels restent importants. J’aime comparer cela aux vêtements. Vous pouvez porter un pull en coton, mais un pull en cachemire est beaucoup plus luxueux et confortable. C’est la même chose dans un intérieur : le choix des matériaux est crucial. »
Comment cela se transpose-t-il dans un intérieur ?
IDW : « Pensez par exemple au bois massif, au velours et au similicuir. Le bois massif et les autres matériaux naturels peuvent être finis de différentes manières, notamment avec un vernis ou une teinture élégante. Il est important d’adapter l’atmosphère aux souhaits du client tout en gardant à l’esprit la fonctionnalité, en particulier dans un espace professionnel comme un salon de coiffure. Nous avons récemment introduit un nouveau type de cuir artificiel qui constitue une innovation dans notre gamme. Il ressemble au côté doux d’une vieille peau de chamois. Il est vraiment très doux. Contrairement au cuir véritable, le cuir artificiel ne nécessite que peu d’entretien. Vous pouvez l’astiquer et le frotter sans l’abîmer. »
La demande d’espaces ouverts et très lumineux reste-t-elle forte ?
IDW : « Non. Les gens se replient davantage sur eux-mêmes. Ils recherchent des espaces cocooning et douillets. L’aspect « chaleur humaine » est devenu très important, même dans les salons de coiffure. En outre, les coiffeurs réduisent tous azimuts. Ils continuent à employer moins de personnel et optent pour des espaces plus petits et plus luxueux. Là où il y avait huit fauteuils de coiffure, on en trouve aujourd’hui quatre dans le même espace. Cela se traduit par une approche plus personnalisée et des prix plus élevés, ainsi que par une meilleure expérience pour le client. On observe également une évolution vers des salons équipés de tables de massage et proposant des massages de la tête (ou du cuir chevelu). Il existe une grande différence entre les salons de travail à la chaîne et les salons de bien-être. Entre les deux, il y a encore un large éventail de salons qui veulent offrir un moment pour soi à leurs clients. Nous constatons un intérêt croissant pour le fait de proposer plus qu’une simple coupe de cheveux. »
Le massage de la tête et du cuir chevelu reste semble-t-il une grande tendance ?
MM : « Nous avons le « HeadSpa » dans notre gamme à cet effet. Il peut être monté de manière universelle sur l’unité de lavage, même sur celle du concurrent ! Le produit phare de notre gamme est la nouvelle unité de lavage Paradise, dotée d’un large siège et d’un rembourrage doux. Cette chaise longue avec massage du dos et des jambes pour une expérience corporelle totale offre un confort optimal au client et de bonnes positions de travail au coiffeur. Les traitements HeadSpa simples peuvent être effectués dans le salon. Pour les traitements plus poussés, nous recommandons de créer une pièce séparée. »
IDW : « Après avoir installé la fonction shirodhara sur nos tables de bien-être l’année dernière, nous travaillons actuellement sur une nouvelle fonction : l’hydrodhara. Il s’agit d’une combinaison d’eau et d’huiles essentielles adaptée aux besoins du client. En outre, nous distribuerons bientôt le révolutionnaire SOUND-WASH. Ce système innovant reproduit le son à travers les vibrations du bac de lavage en céramique et du matelas pour une expérience exclusive et un moment de pure et profonde relaxation. Chaque lavage se transforme ainsi en une « oasis de sérénité » avec des sons immersifs et des environnements naturels. Le SOUND-WASH génère une musique allant du jazz doux à la musique électronique lente en passant par les cloches tibétaines qui transforment le lavage des cheveux en une expérience revitalisante. »
Y a-t-il d’autres tendances que vous juges importantes ?
IDW : « Le monde est en constante évolution. Dans tous les secteurs, l’accent est mis sur l’humain. Le client, mais aussi le coiffeur, recherchent un meilleur équilibre. Il ne sert à rien de réussir si l’on se détruit avec le stress. Cette prise de conscience est heureusement en train de s’opérer. »
Comment cela se traduit-il dans l’aménagement ?
IDW : « Cela commence par un mobilier de qualité. Les coiffeurs choisissent plus consciemment. Ils veulent des meubles ergonomiques et durables. Les meubles bon marché qui doivent être remplacés rapidement ne sont plus en phase avec l’air du temps. »

Les clients posent-ils plus de questions au sujet de la durabilité ?
IDW : « Pas tellement à propos de l’origine, car nous travaillons de toute façon le plus possible avec des produits locaux. Nos chaises et nos unités de lavage viennent d’Italie, mais tout le reste est fabriqué en Belgique. Nous restons fidèles à nos principes : soutenir le travail local et offrir de la qualité. Nous sommes de la vieille école, mais avec un esprit et une conscience renouvelés. Tout tourne autour du vivre-ensemble et de la durabilité. En fin de compte, c’est ce qui compte vraiment. La différence entre hier et aujourd’hui est si grande que nous devons revenir au bon vieux temps. Je ne dis pas que nous devrions répéter exactement la même configuration, mais elle recèle une telle richesse. En particulier les valeurs, les normes et tout ce qui les entoure. Chacun doit y répondre à sa manière. Je vois trop de gens qui sont en recherche. Trop de choses sans âme autour de moi. C’est comme si tout était devenu si superficiel. Nous sommes devenus tellement pauvres en architecture, en mobilier, en vêtements… Et pendant ce temps, quelque chose d’essentiel disparaît. Il faut retrouver de la profondeur, préférer un bon fauteuil à dix fauteuils de pacotille. »
Quelles sont, selon vous, les préoccupations des coiffeurs et comment essayez-vous d’y répondre ?
IDW : « Comment le coût de l’entrepreneuriat va-t-il continuer à évoluer ? Les frais de personnel sont un problème majeur depuis le Covid. Qu’est-ce que je veux faire en tant que coiffeur dans dix ans ? Que veut le client et la visite chez le coiffeur restera-t-elle abordable pour un large public ? »
MM : « Il y a des coiffeurs qui n’ont pas beaucoup de budget à dépenser. Nous y répondons avec notre gamme Luca Rossini ainsi qu’avec une gamme intelligente de Salon Ambience. Pour servir le bas de gamme du marché (en particulier la concurrence chinoise), nous avons actuellement de très belles promotions Mamma Mia, également issues de notre ligne Luca Rossini. Cela signifie que nous fabriquons les produits, en série mais que nous ne les proposons qu’en une seule couleur. Cela nous permet d’offrir des réductions importantes par rapport aux modèles que nous proposons en 42 couleurs. Chez Salon Ambience, les grossistes qui travaillent avec nous depuis un certain temps font également partie d’un plan de marketing. Nous créons des dépliants promotionnels avec des promotions spéciales liées à ces grossistes. Ce sont autant de petites choses qui donnent aux coiffeurs l’envie d’investir à nouveau dans leur salon. »
Vous proposez également un service de conception ?
MM : « C’est exact. Grâce à notre service de conception et aux rendus avec lesquels nous travaillons de plus en plus, nous pouvons donner aux coiffeurs une bonne idée de l’atmosphère qu’ils recherchent pour leur salon. Les coiffeurs peuvent également aménager entièrement leur salon grâce à notre programme. Ils n’ont pas besoin de solutions coûteuses dites « sur mesure ». »
Proposez-vous également des solutions respectueuses des budgets ?
IDW : « Chez nous, tous les budgets sont négociables. Même si, on ne peut le nier, le coût des artisans et des matières premières a considérablement augmenté, ce qui limite les possibilités pour un budget plus modeste. »



